Maître des Eclosions Immortelles
☙ Son histoire ❧
Gontran des Plaines de Parme, ce nom n’est pas seulement une indication de son lieu de naissance, il rappelle son lien indéfectible avec la terre et les cycles de la nature qu’il s’efforce de capturer sur chaque coquille d’œuf.
C’est d’ailleurs dans les Plaines de Parme qu’il a appris, dès son plus jeune âge, à écouter le vent avec ses longues oreilles de lapin pour savoir exactement quand le premier pétale de printemps allait sortir. Maître Gontran est le doyen du Clan des Gnomes de Pâques.
Le calme n’est pas un simple état d’esprit pour Maître Gontran, c’est son outil de travail le plus précieux. Ce matin, alors que l’agitation de Lenny fait déjà vibrer les murs de l’atelier, Gontran semble flotter dans une bulle de sérénité.
Vêtu de son bonnet tricolore, il s’assoie sur un tabouret de racine torsadée placé à côté de son bureau. Ses longues oreilles de lapin ne vibrent pas comme celles de Lenny ; elles s’orientent doucement vers la fenêtre ouverte et se figent. D’un coup, il entend le craquement d’un bourgeon qui s’ouvre à trois kilomètres de là. C’est le signal, c’est l’heure de commencer à travailler.
Dans ses mains, larges et calleuses mais d’une douceur infinie, il tient sa grosse marguerite. La fleur semble avoir choisi de vivre entre ses doigts. Il se retourne face à un œuf de cane encore brut et froid, puis approche la marguerite de la coquille, comme pour les présenter l’une à l’autre.
« Patience, petite chose, » murmure-t-il, sa voix ressemblant au bruissement des feuilles mortes. « Le printemps n’est pas une course, c’est une confidence. »
Il trempe ensuite délicatement l’un de ses doigts dans un pigment extrait de mousse sauvage. Puis, d’un geste si lent qu’il semble appartenir à une autre dimension temporelle, il effleure l’œuf. Sous son toucher, une ligne de vie apparait progressivement, une arabesque qui imite la courbure parfaite d’un pétale de sa marguerite. C’est à ce moment que Lenny passe en trombe, un nuage de poussière grise dans son sillage, manquant de renverser le pot de pigment. Gontran reste immobile. Il se contente de souffler doucement sur la peinture fraîche. Une odeur de terre mouillée et de fleurs fraîches se met â envahir la pièce. Il lève ses yeux clairs vers la marguerite, puis vers l’œuf, et dit d’une voix qui fait instantanément baisser la tension dans l’atelier :
« Un pétale de couleur pour réveiller le printemps. »
À ces mots, l’œuf irradie d’une chaleur douce sur le rythme d’un battement de cœur. Gontran sourit, réajuste son bonnet tricolore, et se remet à l’écoute du monde, un pétale à la fois.
☙ Qui est-il ? ❧
Sa phrase fétiche : (vous l’auriez deviné)
« Un pétale pour réveiller le printemps. »
Nom : Gontran des Plaines de Parme
Espèce : Gnome des Plaines de Parme
Clan : Gnome de Pâques
Profession : Conservateur des Cycles
Expertise : la peinture murmurée
Signe distinctif : De longues oreilles de lapin qui entendent les sons les plus discrets à plusieurs kilomètres.
Caractère : Patient, une sensibilité poétique. Gontran parle peu, mais chacune de ses paroles pèse le poids d’un vieux chêne.
Passion : La communication secrète des plantes, il adore traduire les vibrations uniques de chaque plante en couleur.
Phobie : Le Gel Éternel, sa hantise est un hiver qui ne finit jamais.

☙ Ses compétences ❧
L’Extraction de Pigments Éternels : Il possède le secret pour tirer des couleurs des éléments les plus fragiles (la rosée du matin, le pollen de primevère, l’ombre d’un chêne).
La Chrono-Patience : Son expertise réside dans le ralentissement. Il est capable de peindre entre les battements de cœur d’un oiseau. C’est cette extrême lenteur qui permet à ses motifs de s’imprégner de « mémoire », d’où sa phrase fétiche
Vitesse de décoration : 1 œuf par jour ! Cependant, on dit qu’un seul œuf de Gontran peut éclairer une pièce sombre ou faire fleurir un jardin d’hiver à lui seul.
☙ Ses Relations ❧

- Lenny : Gontran sait que sous l’agitation de Lenny se cache une peur du vide que seule sa présence calme peut apaiser. Il est le paratonnerre de Lenny.
- Gaël : Ils partagent le culte du « temps nécessaire ». Gaël sait que pour un bon praliné, il faut attendre le craquement précis de la noisette, tout comme Gontran attend le signal de ses longues oreilles.
- Célia : Ils partagent une nostalgie pour leur terre natale. Gontran est très protecteur envers elle. Il lui apprend à ne pas simplement « regarder » la nature, mais à la « ressentir ».
En dehors de la peinture, Gontran a une passion cachée pour la rosée du matin. Il la goûte sur différentes feuilles pour comprendre quel minéral la terre a envoyé aux racines durant la nuit. Cela l’aide à choisir ses pigments du jour. Gaël plaisante souvent en disant que Gontran est le seul gnome capable de dire si le printemps sera « sucré » ou « poivré » juste en léchant un brin de trèfle.





